La « BEAUTY FOOD »
Mesdames, Mesdemoiselles, soyez alertes : la Beauty Food vient envahir les pages de vos magazines préférés. Ah, ils sont forts ces marketers/journalistes. Ca vous dit quelque chose ? Normal, il pourrait s’agir d’une ré-adaptation de la Cosmeto-food.
Le terme ne devait pas être assez sexy, alors voici que le sujet revient sous un terme nouveau, mêlant jeu de mot (Beautiful / Beauty-food) et attractivité. La différence ? L’argument marketing n’apparait plus de manière aussi saillante. On ne cherche plus à nous vendre des yaourts miracles qui rendent la peau toute belle (ça vous rappelle quelque chose ?…) mais on prône la simplicité via la consommation de naturalité. La santé est dans l’assiette, on le savait, la beauté aussi. Mais ce n’est pas nouveau les alimake-up[1] succèderaient alors aux alicaments, les aliments santé. Mangeuses de frites, ayez honte de vous.
Pourquoi ce besoin de donner un sens à l’alimentation ? Un retour aux fondamentaux peut-être. S’inscrivant dans la thématique plus large du retour à la simplicité, la recherche d’une vie saine et la quête de la beauté passerait alors par le premier des médicaments : l’alimentation. Hippocrate ne disait-il pas « Que ton aliment soit ta première médecine » ? Ah, il était fort le bougre.
Trop de choix tue le choix. Si les consommateurs en ont assez, voire sont angoissés, devant les linéaires infinis, ils souhaitent se tourner vers les offres les plus simples. En creusant cette idée, on peut alors comprendre l’abandon de certains consommateurs peu passionnels. Pour peu que vous ne soyez pas accro à la cosmétique, la proposition de simplicité semble la meilleure réponse à vos angoisses.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Les crèmes ne sont depuis longtemps plus de simples solutions à vos problèmes cutanés, mesdames (et messieurs !). Aux côtés des produits mélioratifs, on trouve pléthores de produits préventifs (contre le vieillissement, contre ci, contre ça). Dans cette logique, autant revenir alors aux mots de ce cher Hippocrate, et prendre le problème à la source, et considérer que la beauté ne peut que s’exercer dans un corps sain.
Le culte de la beauté.
Sujet vu et revu, je vous épargne les différentes théories qui ont pu être formulées dessus, néanmoins, je vous dirai que ce qui a su attirer mon attention est le fait que toute nouvelle idée dans le domaine a de grandes chances de rencontrer le succès. A condition de ne pas prendre le consommateur pour un idiot (là encore, l’anecdote Danone Essensis définit les limites à ne pas dépasser).
Au-delà de l’alimentation beauté, une tendance a su retenir mon attention, celle de la rencontre entre laboratoires de recherche cosmétique et médicale, et… pâtissiers ! Je vous jure.
Quand l’aliment santé rime avec gourmandise.
Encore plus fort que choisir d’ingérer les aliments contenant les bons nutriments, intégrer ces derniers DANS les aliments ! Et pas n’importe lesquels, les plus attractifs !
Très fort, car qui se réjouissait à l’idée d’avaler son poisson (plein d’omega 3), nature (attention aux graisses saturées) accompagné de haricots verts (vitamiiiines !) et lait de soja. J’arrête là, vous avez saisi ? Ici donc, il s’agit de macarons, cookies, chewing gum, chocolats et autre gourmandises !
Après l’aspect pilule renfermant la nature, l’aspect nature renfermant la pilule ! cette relative nouveauté vient tout droit du Japon et a déjà vu le chewing gum anti-rides (si si, je vous jure). Parmi tant d’autres, la marque monégasque Danièle de Winter consacre ainsi tout un pan de son offre à la Beauty Food
Ainsi, nouveau type de partenariats en marketing, les entreprises de l’agro alimentaire (ou plutôt la gastronomie) et les laboratoires de recherche cosmétique ! Si Innéov, le mariage de Nestlé et Nivéa avait donné naissance aux pilules de la beauté nutritive, il faisait appel à la recherche de la première marque pour apporter à la seconde. Aujourd’hui, il s’agirait plutôt de l’inverse. Ce n’est plus la recherche nutritionnelle qui vient garnir les pilules, mais bien la recherche en cosmétologie, voire dermatologie ou disciplines médicales, qui viennent s’intégrer à nos gourmandises. Le macaron, le cookie contiendrait alors des doses en plus de nutriments ! wouhou !
On connaissait les eaux modifiés, censés booster notre énergie, nous détoxifier, etc, mais que diriez-vous alors de manger un bon petit chocolat praliné pour vous apporter les nutriments qui rendent belle ? Bon, reste à combiner promesses de beauté de la peau et respect de la ligne…
En un mot, la tendance simplicité et NA-TU-RA-LI-TE.
[1] Terme inventé par moi-même




























