La beauty Food: l’oeil de Miss Socio

March 10th, 2010

La « BEAUTY FOOD »


Mesdames, Mesdemoiselles, soyez alertes : la Beauty Food vient envahir les pages de vos magazines préférés. Ah, ils sont forts ces marketers/journalistes. Ca vous dit quelque chose ? Normal, il pourrait  s’agir d’une ré-adaptation de la Cosmeto-food.

Le terme ne devait pas être assez sexy, alors voici que le sujet revient sous un terme nouveau, mêlant jeu de mot (Beautiful / Beauty-food) et attractivité. La différence ? L’argument marketing n’apparait plus de manière aussi saillante. On ne cherche plus à nous vendre des yaourts miracles qui rendent la peau toute belle (ça vous rappelle quelque chose ?…) mais on prône la simplicité via la consommation de naturalité. La santé est dans l’assiette, on le savait, la beauté aussi. Mais ce n’est pas nouveau les alimake-up[1] succèderaient alors aux alicaments, les aliments santé. Mangeuses de frites, ayez honte de vous.

Pourquoi ce besoin de donner un sens à l’alimentation ? Un retour aux fondamentaux peut-être. S’inscrivant dans la thématique plus large du retour à la simplicité, la recherche d’une vie saine et la quête de la beauté passerait alors par le premier des médicaments : l’alimentation. Hippocrate ne disait-il pas « Que ton aliment soit ta première médecine » ? Ah, il était fort le bougre.

Conséquence de l’hyperchoix.

Trop de choix  tue le choix. Si les consommateurs en ont assez, voire sont angoissés, devant les linéaires infinis, ils souhaitent se tourner vers les offres les plus simples. En creusant cette idée, on peut alors comprendre l’abandon de certains consommateurs peu passionnels. Pour peu que vous ne soyez pas accro à la cosmétique, la proposition de simplicité semble la meilleure réponse à vos angoisses.

Mieux vaut prévenir que guérir.

Les crèmes ne sont depuis longtemps plus de simples solutions à vos problèmes cutanés, mesdames (et messieurs !). Aux côtés des produits mélioratifs, on trouve pléthores de produits préventifs (contre le vieillissement, contre ci, contre ça). Dans cette logique, autant revenir alors aux mots de ce cher Hippocrate, et prendre le problème à la source, et considérer que la beauté ne peut que s’exercer dans un corps sain.

Le culte de la beauté.

Sujet vu et revu, je vous épargne les différentes théories qui ont pu être formulées dessus, néanmoins, je vous dirai que ce qui a su attirer mon attention est le fait que toute nouvelle idée dans le domaine a de grandes chances de rencontrer le succès. A condition de ne pas prendre le consommateur pour un idiot (là encore, l’anecdote Danone Essensis définit  les limites à ne pas dépasser).

Au-delà de l’alimentation beauté, une tendance a su retenir mon attention, celle de la rencontre entre laboratoires de recherche cosmétique et médicale, et… pâtissiers ! Je vous jure.

Quand l’aliment santé rime avec gourmandise.

Encore plus fort que choisir d’ingérer les aliments contenant les bons nutriments, intégrer ces derniers DANS les aliments ! Et pas n’importe lesquels, les plus attractifs !

Très fort, car qui se réjouissait à l’idée d’avaler son poisson (plein d’omega 3), nature (attention aux graisses saturées) accompagné de haricots verts (vitamiiiines !) et lait de soja. J’arrête là, vous avez saisi ? Ici donc, il s’agit de macarons, cookies, chewing gum, chocolats et autre gourmandises !

Après l’aspect pilule renfermant la nature, l’aspect nature renfermant la pilule ! cette relative nouveauté vient tout droit du Japon et a déjà vu le chewing gum anti-rides (si si, je vous jure). Parmi tant d’autres, la marque monégasque Danièle de Winter consacre ainsi tout un pan de son offre à la Beauty Food

Ainsi, nouveau type de partenariats en marketing, les entreprises de l’agro alimentaire (ou plutôt la gastronomie) et les laboratoires de recherche cosmétique ! Si Innéov, le mariage de Nestlé et Nivéa avait donné naissance aux pilules de la beauté nutritive, il faisait appel à la recherche de la première marque pour apporter à la seconde. Aujourd’hui, il s’agirait plutôt de l’inverse. Ce n’est plus la recherche nutritionnelle qui vient garnir les pilules, mais bien la recherche en cosmétologie, voire dermatologie ou disciplines médicales, qui viennent s’intégrer à nos gourmandises. Le macaron, le cookie contiendrait alors des doses en plus de nutriments ! wouhou !

On connaissait les eaux modifiés, censés booster notre énergie, nous détoxifier, etc, mais que diriez-vous alors de manger un bon petit chocolat praliné pour vous apporter les nutriments qui rendent belle ? Bon, reste à combiner promesses de beauté de la peau et respect de la ligne…

En un mot, la tendance simplicité et NA-TU-RA-LI-TE.


[1] Terme inventé par moi-même

Fashion Week Automne/Hivers 2010 : tendance live

March 5th, 2010

La grosse tendance de la fashion week Automne/hivers 2010 ne se trouve pas seulement dans les tendances de style. Les défilés à l’image de Louis Vuitton, Burberry, Alexander McQueen ou Dolce & Gabanna l’année dernière, sont de plus en plus disponibles en direct live sur la toile. Le principe est simple, vous vivez le défilé chez vous, comme ci vous étiez au premier rang. Et cette année, beaucoup de créateurs ont joué le jeu.

Les défilés en direct

Peut-on y voir la fin de l’élitisme des défilés qui sont depuis toujours réservés à la crème de la crème: acheteurs professionnels, presse, people? Internet a sans aucun doute changé la donne. Dès les années 2000, l’intégralité des défilés étaient disponibles sur la toile quelques heures après le show.

Sur Facebook ou sur le site de la marque, les défilés sont à porté de clic.

Le défilé qui a fait le plus de buzz est sans aucun doute le défilé Burbery, qui a joué la carte de la 3D dans les lieux hype des grandes capitales. Live plus 3D semble annoncer la tendance de la prochaine Fashion Week. Une technologie qui se démocratise, au risque de voir tout et n’importe quoi estampillé 3D. Tant que ca buzz…

L’Express style nous donne les dates à ne pas manquer pour vivre les défilés en direct ou pour voir ou revoir les défilés passés:

” Depuis le 11 février, les collections automne-hiver 2010-2011 sont présentées à New York. Viendront ensuite Londres, Milan et Paris. Voici les dates de retransmission à noter:

- Le vendredi 5 mars à 13h, le défilé Bernhard Willhelm automne-hiver 2010-2011 sera retransmis en direct au Salon d’honneur du Palais de la Bourse, il sera aussi possible de suivre en direct le défilé sur www.bernhardwillhelm.com/stream.php

- Le 10 mars à 14h30, Louis Vuitton diffusera son défilé sur son site et Facebook comme la saison passée. De nouvelles fonctionnalités sont toutefois annoncées.

Les précédents shows à revoir:

- Lundi 15 février, le défilé Marc Jacobs s’est tenu à 20h (heure de New York)… soit à 2h du matin (heure de Paris), à suivre sur www.marcjacobs.com.

- Mardi 16 février à 18h (heure de Paris), le défilé Rodarte a été retransmis sur le site ShowStudio.

- Mardi 16 février toujours, le défilé Proenza Schouler a été retransmis sur leur site.

-Le 18 février, le défilé Calvin Klein a eu lieu lieu à 9h (heure de Paris), à suivre sur le site de Calvin Klein et sur Facebook.

- Du 19 au 23 février, le site officiel de la London Fashion Week a diffusé une sélection de défilés live ainsi que des mini-films de marques telles qu’Hussein Chalayan, Danielle Scutt et Twenty8Twelve.

- Le 23 février à 17h (heure de Paris), on a pu suivre le défilé Burberry sur le site de la marque et le commenter sur Facebook et Twitter. Le défilé a été également, pour la première fois, visible en 3D à New York, Dubaï, Tokyo et Paris (à l’Ecole des Beaux-Arts, en partenariat avec Colette), mais uniquement sur invitation. Des images des coulisses et du tapis rouge de Londres ont été également retransmises avant le défilé.

- Le 23 février à 16h (heure de Londres), les spectateurs du monde entier ont pu voir voir le défilé en live et en 2D sur live.burberry.com. Les internautes ont pu commenter le défilé en direct via leurs comptes Facebook et Twitter. Le compte Burberry Twitter a été quant à lui alimenté par des invités tweeters qui ont assisté au défilé et aux événements 3D. Ils ont posté des messages tout au long de l’après-midi du défilé.

- Le 25 février à 15h, le défilé femme automne-hiver 2010-2011 de D&G a été retransmis sur le site live.dolcegabbana.com ainsi que sur facebook ou sur Iphone (accès par le site officiel). Idem pour le défilé Dolce & Gabanna, qui a eu lieu le 28 février à 13h.

- Le vendredi 26 février à partir de 16h30, le défilé Emporio Armani prêt-à-porter Femme automne-hiver 2010-2011 a été diffusé en direct de Milan sur le site Internet http://live.emporioarmani.com, ainsi que sur la page officielle Facebook et sur les principaux sites internationaux du magazine Grazia.

- Le samedi 27 février à partir de 14h15, le défilé Giorgio Armani Femme automne-hiver 2010-2011 a été retransmis en direct et en exclusivité sur le site Internet Vogue.it ”

Le phénomène “Red Carpet”

February 28th, 2010

Vous avez peut-être raté le documentaire “Red Carpet” de Olivier Nicklaus, diffusé vendredi 26 sur Canal +, retour sur le phénomène “Red Carpet”.

Il y a encore quelques années, le tapis rouge était un moment de glamour, où les stars s’affichaient sous leur plus beau jour pour un moment d’exception.

Hélàs, aujourd’hui, tout est calculé, les stars sont “sponsorisées” par les marques pour porter telle ou telle création, mettre en avant les bijoux qui leurs sont prêtés, et surtout ne pas oublier de donner le nom du designer de sa robe. Véritable opération marketing pour les marques! Le public, grâce aux médias aura connaissance quasiment en temps réel de qui a porté quoi sur le tapis rouge. La star incarnant un idéal auquel le public aime s’identifier, le message est retransmis. Marion Cotillard porte une robe Dior, j’aime Marion Cotillard, je n’ai pas l’argent pour me payer une robe de la maison, j’achèterai donc des lunettes ou du parfum…

Les stars sont devenues de véritables “femmes sandwich” pour citer Sharon Stone. Mes chaussures? Louboutin, ma robe? Balenciaga, ma bague? Dior. Cependant on ne va pas les plaindre car elles sont rémunérées pour ce coup de pub phénoménal, parfois par des chèques 6 chiffres.

Ambassadrices-objet, peu importe tant que cela fait rêver!

Merci aux Darkplanneurs pour cette interview de Olivier Nicklaus:

Ils ont tué le Manifesto YSL : Miss Planning pour Darkplanneur

February 25th, 2010

http://bit.ly/95e3ut

Missplanning en quête du Manifesto YSL

February 23rd, 2010

The fashion world by Marc Tungate in Darketing

February 15th, 2010

Les applications luxe de l’Iphone

February 11th, 2010

Depuis son lancement en 2007, L’Iphone est devenu le smartphone de tous les superlatifs: 30 millions d’appareils vendus, 1,8 milliards d’applications téléchargées (Steve Jobs, Septembre 2009). La force de ce smartphone réside entre autres à ses applications dont le nombre ne cesse de croître.

L’industrie du luxe, comme bon nombre d’autres secteurs, s’est lancée sur ce marché attrayant. Les applications des marques de luxe prennent la forme de mini-sites, boutiques en ligne, applications ludiques ou de vidéos.

Mais il y a des limites à leur développement: Dior par exemple est la seule marque à présenter son produit (montre) dans un univers spécifique en proposant divers menus en lien avec le monde maritime et de la plongée. D’autre part, la majorité des applications ne sont disponibles qu’en anglais et/ou français (la marque Breitling quant à elle propose 8 langues différentes alors que Louis Vuitton ne propose son application qu’en japonais.

Compte tenu du secteur, il semble que les applications de type “boutiques en ligne” sont susceptibles de bénéficier d’une certaine longévité. Les jeux et présentations produits risquent de perdre de leur intérêt sur la durée.

Cependant, les applications de type “mini-site” sont largement majoritaires. Globalement la tendance est à l’élégance et la simplicité. Ces mini-sites ont pour vocation de présenter un produit ou une collection. Chez Chanel et Ralph Lauren cette présentation se fait à l’aide des défilés de mode. On note également sur ces sites la présence d’une section “détaillant/store” ce qui nous rappelle bien que ces applications ont bel et bien un but commercial.

Les marques de luxe tentent donc de profiter au maximum des opportunités de communication liées à ce nouveau canal. L’application Iphone leur permet alors d’élargir leur cible et de fidéliser leurs clients.

Quoiqu’il arrive, la pérennité des applications de luxe dépendra de la capacité des marques à répondre aux attentes de ses utilisateurs (que ce soit de l’exclusivité de contenu, aux mises à jour régulières en passant par le divertissement) mais les opportunités sont réelles: fidélisation en offrant l’expérience de la marque partout et tout le temps; promotion des dernières nouveautés; géolocalisation pour mettre en avant les points de vente les plus proches, etc..

De son côté, la vente en ligne doit faire ses preuves mais l’exclusivité de pouvoir réserver un nouveau produit est peut être l’avenir commercial de ces applications de luxe.

Les foodistas: une génération qui met tout sauf les pieds dans le plat!

January 28th, 2010

La cuisine n’a jamais été aussi branchée, même les hommes s’y mettent! Chefs stars, restos branchés, produits pointus, cours de cuisine bookés des semaines à l’avance, plus rien n’arrête ces obsédés de la cuisine qui non seulement aiment la bonne bouffe mais savent aussi mettre les petits plats dans les grands.

Ce phénomène, bien qu’ inimaginable dans les années 80 qui ont vu l’avènement des surgelés et autres plats préparés, est plus que jamais d’actualité. Les people livrent leurs recettes sur leurs blogs, M6 fait un carton avec l’émission Un dîner presque parfait.

Le must: se fournir chez les meilleurs détaillants, manger sain et le fait maison.

Et oui, lorsque l’on est un(e) foodista, on a sa propre yahourtière, sa machine à pain et même une machine à pâtes. En quelques mots, on évite le “prêt à consommer”. Comme pour les vêtements que l’on customise, le fait maison est tellement plus chic.

Le plus étonnant? les foodistas marchent à l’instinct. Malgré les nombreux livres de cuisine qui trônent sur leurs étagères, cette génération ne les utilise pas.

La perfection? peu importe, il y a toujours des ratés en cuisine mais loin de se décourager ils réitèrent, et leurs amis sont leurs meilleurs testeurs.

A Paris comme ailleurs, les foodistas organisent des dîner à l’image de l’émission d’M6, se notent, se surpassent.

Une question reste en suspend: mais où trouvent ils le temps?

Les 8 leçons du néo-sexy

January 11th, 2010

1) On passe au trio amoureux

Pour preuve? la publicité pour les montres Dolce& Gabana où une jeune fille finit sa soirée avec deux jeunes dandy…autre exemple? une partie à trois dans Gossip Girl la série Américaine, quitte à choquer l’Amérique puritaine.

La dernière en date? Lindsay Lohan dans le dernier numéro du magazine italien Muse, en bad girl entourée de deux compagnons pas farouches.

Attention trois c’est la tendance, à user avec modération!

2) on maltraite les collants


Avant on était pétrifiées à l’idée de filer son collant, on ne laisse pas approcher le chat ni le chien et on a même un double dans notre sac! Mais tout ca c’est fini! le collant filé voire déchiré devient le summum du sexy. A la fois sauvage et sexy.

Après on aime ou pas, mais au cas où on filerait son collant par malheur, on pourra dire qu’on la fait exprès!

3) on exhibe ses dessous

On a affiché la couleur sur Facebook, on peut, on doit même les montrer! Mais attention on ne vire pas au vulgaire! pas de push up, mais plutôt un sous-vêtement simple, nude, délicat…pour suggérer bien sur!

4) On fait de la combinaison dentelle une seconde peau


Apparemment ce serait aussi efficace qu’une nuisette. Si ca vous dit, Natalia Vodianova en a créée une pour Etam lingerie.

5) Prenez la pose la bouche LEGEREMENT  entrouverte


On a dit légèrement! du genre je fais la moue mais tellement sexy…”sexy? moi? non…”

6) On ébouriffe les cheveux


Façon Brigitte Bardot, on adopte comme Scarlett Johnson pour la campagne Mango, le look “je sors du lit après une folle nuit d’amour”…

Tout dans la suggestion une fois encore!

7) On s’habille d’un rien

Tee-shirt XXL, chemise boyfriend, juste assez long pour faire croire à une mini robe!

8) On minaude avec la nature


A l’image du défilé Chanel, bon ca… on est pas obligées!

Bonne année en détox!

January 4th, 2010

Et revoici la ritournelle des fins de fêtes de fin d’année. La nouvelle année est là et comme tous les ans, pas le temps de digérer foies gras, dindes aux marrons ou autres buches, nos magazines féminins nous assènent du phénomène détox.

Le mot détox me fait penser aux centres de désintoxication que fréquentent les alcoolique , drogués ou autre… cela voudrait -t-il dire que nous nous somme à ce point gavé(e)s qu’il faut maintenant nous soigner?

Il y a quelques années on appelait pas cela « détox » mais plutôt hypocritement « faire une pause après quelques abus ». L’idée est foncièrement la même: manger plus sain et plus léger pour nettoyer la peau et affiner la silhouette… on nous parle régime là non?

Au menu rien de bien réjouissant: on évite beurre, crème, viandes rouges, pommes de terres, pain riz… (pire qu’un régime là!) et on mise sur les tisanes drainantes à volonté (hum comme ca donne envie!), la soupe au chou (odeurs assurées pendant des jours dans votre cuisine), les fruits et légumes frais (de préférence bio quitte à faire autant d’efforts on est plus à un centime près!), on se couche tôt et on pratique de préférence une activité sportive…

Si la détox ne ressemble pas en tous points à un régime, qu’on me le dise! Pour se consoler de cet énième régime qu’on arrivera jamais à suivre, il vous reste l’horoscope… Aucun ne vous prédit jamais une année complètement pourrie.